lundi 13 février 2012

Image par image

Photo honteusement volée au blog "Un soir, un plan"

Rajouté dans les liens "Là où Tom se promène" (en bas à droite) depuis quelques jours : un autre blog qui parle de cinéma, mais se distingue de la masse des "J'aime/J'aime pas", "Je kiffe sa mère le cinéma d'auteur", "Cantin Tarantineau ait un jéni", etc, qu'on rencontre le plus souvent sur la blogosphère. 
Un soir, un plan, comme son nom le suggère, entre au cinéma à pas de loup, par une fenêtre dérobée. Un film est évoqué par une séquence, une image, au fil d'articles assez courts. Juste assez pour donner envie, évitant le jugement laconique évoqué ci-dessus, sans sombrer non plus dans le pensum universitaire ou le délire interprétatif. 
L' honnêteté me pousse à avouer que je partage pas mal des coups de cœur du maître des lieux, mais, même lorsqu'on n'est pas sensible aux mêmes films que lui, la prose reste vivement intéressante et vous donnerait envie d'y retourner voir une deuxième fois (encore que pour Clark Gable et Autant en emporte le vent je résiste...) Le seul reproche qu'on peut faire, c'est la fréquence espacée des posts, certainement voulue pour alimenter notre frustration de lecteur.
De toutes façons, on peut tout pardonner à quelqu'un qui aime Ally Sheedy.   

vendredi 10 février 2012

Tous genres confondus



Retour fracassant de l'éditeur Artus Films avec trois sorties prévues pour le 6 mars :
- Un incunable d'Anthony Mann, Le Livre noir. un film en costume situé dans l’après Révolution française "traité à la manière du film noir et du thriller", dixit la jaquette.
- Fort Invincible, un western inédit en Zone 2 signé Gordon Douglas, stakhanoviste de la série B hautement recommandable (Des monstres attaquent la ville)
- Un coffret de 4 films consacrés à l'invasion extra-terrestres : Les Monstres viennent de l'espace, nanti d'un bien beau visuel qui ne dépareillera pas avec les déjà précieux Destination Mars et Les Dinosaures attaquent, sortis chez le même éditeur.

Revue détaillée de ce copieux arrivage après visionnage, dans les semaines qui viennent...



samedi 4 février 2012

Raising De Palma

"...je ne suis pas content de L'Esprit de Caïn. Dans mon projet de départ, l'histoire était racontée de manière beaucoup plus elliptique. Le film aurait dû débuter par l'histoire de Jenny."*


Peet Gelderblom réalisateur/monteur hollandais vient de remonter à titre expérimental le film de Brian De Palma selon l'optique énoncée par le réalisateur lui-même, à partir de la copie existante, sans avoir accès aux chutes de tournages ou à du matériel coupé au montage. Il détaille sa méthode et le sens de sa démarche, ses doutes et ses hypothèses sur le site Press Play  où son montage est visible dans son intégralité pour quelques temps.

Le résultat sera discuté, mais c'est justement ce qui en fait tout l’intérêt : il  n'invalide en rien la version originale, et se contente de proposer une alternative. Contrairement, par exemple, au remontage de La Soif du mal selon les préceptes d'Orson Welles qui a complètement occulté la version originellement sortie en salle... 


* Brian De Palma in "Brian De Palma, entretiens avec Samuel Blumenfeld et Laurant Vachaud', p 152 - éd Calmann-Lévy

jeudi 2 février 2012

Sept ans de rédaction


Copieux, roboratif, dense, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier la nouvelle livraison du fanzine Medusa qui, après sept ans de silence, sort un numéro 23 des plus réjouissants. Porté à bouts de bras par Didier Lefevre aidé par deux poignées de rédacteurs venus de tous les horizons des cinéphilies les moins recommandables, Medusa 23 aligne quelques 222 pages avec un penchant prononcé pour le cinéma transalpin, mais pas seulement. 
On ne fera pas de revue de détail, d'autant plus que la surprise fait partie du plaisir de lecture (les pages ne sont pas numérotées : loin d'être un handicap, ça accroit l'impression de joyeux fourre-tout intarissable de ce numéro).
On se délectera donc, dans le désordre le plus total, d'interviews inédites et passionnantes (l'acteur-réalisateur d'horreur et de Z Tim Sullivan, Thierry Lopez qui raconte la jeune histoire d'Artus Films ou encore le compositeur de b.o. Franco Micalizzi), d'un dossier sur la sulfureuse Teensploitation,  mais surtout de chroniques de films de genre, de cinéma bis ou d'exploitation, qui font le plat de résistance de ce numéro de Medusa. Dans le désordre le plus total ou bien rassemblées par thèmes (western italien, fantastique espagnol...) elles évoquent des films méconnus ou carrément invisibles avec une gourmandise communicative qui excuse bien des fautes d'orthographe ou des approximations grammaticales (quel correcteur serait assez fou pour se taper 222 pages de cinéphagie ?)

Le même en coupe (ça n'est que la maquette, le numéro est relié/collé bien proprement)

Cette profusion évite la confusion grâce à une maquette claire et aérée, illustrée par de nombreuses reproductions d'affiches et de photos en noir et blanc, dans la grande tradition du fanzinat. 
Et dans cette forêt de curiosités se dégage parfois une espèce de poésie du bis, un style qui n'appartient qu'aux amateurs forcenés,  qu'aucun journaliste encarté n'est capable de produire. Citons, pour mémoire, le titre de la section consacrée aux films de cul : "Belles foufounes et  jus de roupettes". Et, tiré de la rubrique "Le bis bazar" (constitué de brèves pas toujours fraîches au vu du temps de gestation du fanzine, mais qu'importe...), ce haïku aussi mystérieux que poétique : "Si Gérard LANDRY est bel et bien français, Gérard TICHY est espagnol !"

Si l'on n'est pas certain de tenir sept ans de plus, malgré la richesse de ce chapitre 23, voilà en tous cas largement de quoi passer l'hiver au chaud. 

Pour commander Medusa Fanzine numéro 23, aller sur le blog de Medusa ou chez Sin'art



samedi 28 janvier 2012

Du vieux glamour tout neuf


Voilà quelques temps qu'on ne vous a pas parlé ici des amis de Sin'Art, fournisseur de cinéma profane et sulfureux, dealer émérite en fanzine et, accessoirement, premier éditeur de Peeping Tom version papier.
Au sein de l'abondante vitrine de leur grande échoppe, deux arrivages nous sautent aux yeux.

Fade to black (Fondu au noir) qui faisait la couverture du numéro 5 de Peeping Tom existe à nouveau en DVD. Sin'art propose le film avec deux jaquettes différentes. Malheureusement, l'édition disponible nous vient d'Allemagne. Elle contient bien la version originale américaine mais sans sous-titres français. Les non anglophones qui veulent découvrir ce petit bijou des années 80 devront se rabattre sur l'édition VHS qu'on trouve encore a un prix honorable, ou attendre que Les éditions du Voyeur se lancent dans l'édition DVD...

Autre nouveauté alléchante, après la fausse Marilyn, le vrai James Dean dans un coffret sorti chez Bach films, regroupant cinq films du plus bel acteur de l'histoire du cinéma. Cinq raretés, tournées avant La Fureur de vivre, A l'est d'Eden et Géant (ses trois grands films, considérés souvent, à tort, comme ses trois seuls films !),Le coffret contient également le documentaire The James Dean Story, réalisé en 1957 par un Robert Altman débutant. Tout ça pour 25€  








Petit bonus : la fameuse séquence que Jimmy a enregistrée pour la prévention routière quelques temps avant de se tuer au volant de sa Porsche. Certains y voient le couronnement de sa carrière...
video
Ce document est disponible dans le coffret regroupant des extraits de l' émission Cinema Cinemas (Ina). Il fait partie à l'origine de l'extraordinaire Hollywood Graffiti, compilation d'archives étonnantes des coulisses de l'usine à rêves qu'il serait bon de rééditer en DVD,

lundi 23 janvier 2012

Les trésors engloutis


La nouvelle est tombée, brutale et sans appel : la Caverne des Introuvables ferme ses portes. "Pour des raisons trop longues a expliquer".

C'est une véritable cinémathèque qui disparaît.

En mettant en ligne à disposition de tous des films oubliés, rarissimes, non édités en DVD, des feuilletons ou des émissions perdues, la Caverne entretenait une curiosité gourmande avec une générosité et une ouverture d'esprit qui sont le contraire de la logique mercantile.

Le critère principal étant la rareté, il n'y avait pas de barrière de genres, pas de chapelles cinéphiliques, juste la conscience que dorment chez les uns, chez les autres, d'autres œuvres que celles qui sont en tête de gondole dans les supermarchés de la culture.

Dans la lettre qui annonce la fermeture, "Acro", initiateur et âme du blog, remercie tous ceux qui ont participé à la vie de la Caverne. Et puis les artistes.
Et depuis, des centaines de commentaires remercient "Acro" et les anonymes qui ont fait vivre cet oasis. Bien entendu, Peeping Tom se joint à ces remerciements et souhaite bonne route au capitaine Caverne.

Cette aventure exemplaire aura, entre autres, prouvé que pour que la culture ne meure pas, il suffit de la faire vivre.
Et, donc, maintenant, c'est à nous de jouer...





dimanche 22 janvier 2012

Black Movie à Genève


De toutes façons y'a pas de neige, alors... Au lieu d'aller vous casser une jambe au ski, partez donc en Suisse du 17 au 26 février. Le festival Black Movie, malgré sa relative confidentialité par chez nous, atteint déjà sa 12ème édition et s'affiche comme une des plus audacieuses manifestations cinématographiques européennes, résolument tournée vers l'extérieur avec un goût assumé pour l'Asie, l'Amérique du Sud et, plus généralement les pays mal diffusés du cinéma (cette année promet, entre autres du "jeune cinéma grec extralucide, quelques perles du cinéma arabe"). 
Une large ouverture d'esprit, pulvérisant les frontières entre cinéma d'auteur et cinéma de genre, ainsi qu'un esprit naturellement rebelle* semblent présider à l'organisation de la manifestation qui propose "des talents émergents et cinéastes confirmés dont les films restent inédits en Suisse."Au vu des titres programmés les années précédentes, l'essentiel concernent des films tout aussi inédits en France.
Le programme de cette édition n'est pas encore disponible, mais Black Movie annonce déjà en invité d'honneur Yoshihiro Nishimura, réalisateur, scénariste, acteur, technicien d'effet spéciaux, maquilleur, et plus particulièrement responsable du très culte Tokyo Gore Police. D'autres noms alléchants commencent à émerger, on en reparle bientôt.
Sinon les infos devraient être centralisées .

*Allez donc faire un tour sur les vidéos dans les archives des dernières éditions.

jeudi 19 janvier 2012

Réécrire l'histoire du cinéma


Il existe bel et bien des univers parallèles. Ce ne sont pas des scientifiques mais des artistes qui les découvrent. Bricoleurs de l'audiovisuel ou graphistes nostalgiques, il détournent les bandes-annonces (ci-dessous, l'une des plus célèbres, transformant Shining en comédie familiale), façonnent un lifting salutaire en proposant de nouveaux visuels pour de vieux films (un exemple parmi de nombreux autres : le brillant Olly Moss sous inspiration graphique de Saul Bass). Ou bien, il réinventent carrément les films en proposant des affiches au casting impossible (deux exemples : Movies from an alternate universe et Alternate universe movie posters). Même s'il s'agit encore et toujours de recyclage, de faire du neuf avec du vieux, ça reste plus sympathique (et parfois plus inventif !) qu'un énième remake lourdement produit par Hollywood.


mardi 17 janvier 2012

Epidémie


Ben voilà : après Mad Will, voilà que les amis de TORSO abandonnent à leur tour le format blog pour un vrai site, avec un "point fr" et tout, et tout.
Les rédacteurs en profitent pour publier d'autres articles que ceux du fanzine, en particulier des critiques de film, mais aussi des interviews. A noter, par exemple, un entretien avec Lucky McKee (et non pas McLee) qui vient idéalement compléter le numéro 3 de TORSO version papier, qui lui était en partie consacré.
A moins d'une contamination imprévue, ici on reste au blog !

vendredi 13 janvier 2012

Mutation

Le blog de Mad Will, dont nous avons déjà évoqué ici l'originalité de ton et la pertinence, est devenu le site de Mad Will.
Qu'est-ce qui change ? C'est plus joli, plus clair, plus riche. C'est mieux quoi !

mercredi 11 janvier 2012

J'ai beaucoup riz

Trouvé sur le forum Cin'Exploitation : quelques affiches tirées d'une collection qui prouve qu'il y a bien eu une époque où le cinéma d'exploitation était diffusé en salle. On pourra toujours ironiser sur la qualité des films derrière les titres, les façades de cinéma avaient quand même une autre gueule !