vendredi 25 décembre 2009

Peeping Tom en 2010

Après de trépidantes aventures cannoises, le fanzine Peeping Tom compte une belle brochette de nouveaux lecteurs (dont le grand chef op' Pierre-William Glenn !), les deux premiers numéros sont officiellement épuisés (4 exemplaires de chaque seraient encore disponibles, mais où ?) et l'équipe prépare quelques surprises dans les mois à venir...

Le numéro 3 sortira au cours du premier trimestre 2010 et sera disponible en commande ici-même, ainsi que chez les amis de Sin'Art qui ne l'éditent plus mais continue à l'accueillir sur leur site de VPC.
Le sommaire promet un aveugle armé et dangereux, Jennifer Lopez et George Clooney en petites tenues, le retour de Norman Bates, le retour de Warren Oates, un éloge amoureux de la couleur rouge au cinéma, une visite guidée au pays des bandes-annonces et un regard sur Milos Forman en biographe.
On en reparle très bientôt...

samedi 5 décembre 2009

Tom à Cannes



Ce sera le mercredi 9 décembre2009, au Miramar.
Les Rencontres Cinématographiques de Cannes, qui ont lieu du 7 au 13 décembre et dont le thème est "Gastronomie et Cinéma", invitent Peeping Tom à s'associer à leur soirée Gore'stronomie.
3 films au programme :
19 h : Les Bouchers verts de Anders-Thomas Jensen (Danemark)
21h : Sweeney Todd de Tim Burton (Etats-Unis)
23h : Nouvelle Cuisine de Fruit Chan (Hong-Kong)

Des membres de l'équipe de Peeping Tom seront là en chair (miam !) et en os pour présenter le fanzine et rencontrer des lecteurs qui s'ignorent. 

jeudi 3 décembre 2009

A l'amiable


Alors que le numéro 3 de Peeping Tom est actuellement au stade de la maquette (sortie raisonnablement prévue : janvier 2010), nous annonçons notre séparation d'avec l'association Sin'Art.
Après deux numéros édités et distribués par ces ardents défenseurs du cinéma de genre, nous avons décidé de reprendre les commandes.
La cause est entièrement due à des questions techniques et financières, liées au coût élevé de fabrication du fanzine. L'expérience avec Sin'Art s'est déroulée en toute confiance, avec une constante concertation mutuelle. Mais la distance et la volonté de minimiser les intermédiaires pour garder le prix de vente stable nous ont conduits à prendre l'édition à notre compte.
Bien entendu, nous continuerons à soutenir et relayer le travail de Sin'Art dans les émissions et publications des Voyeurs, et les prochains numéro de Peeping Tom seront aussi disponibles sur leur site.
Longue vie à Sin'Art, Peeping Tom, et tous les franc-tireurs du cinéma.

PS : Peeping Tom sera présent aux Rencontres Cinématographiques de Cannes le mercredi 9 décembre 2009 pour présenter une soirée "Gore'Stronomie". On en reparle très vite...

vendredi 30 octobre 2009

Brutal fanzine



Les amis de Cinétrange, revue de cinéma hautement recommandable qui combine intelligemment les supports papier et numérique, lancent un nouveau projet.
Le Fanzine "Cinéma à main armée" se propose d'aborder un polar plutôt violent et plutôt européen. Sans fioriture, ce numéro passe en revue sept films et le coffret "L'Italie à main armée" sorti voici quelques années chez Néo Publishing. Outre des poids lourds du genre, comme le magistral Get Carter, on trouve quelques surprises, dont cette critique positive de Total Western d'Eric Rochant... Certainement la toute première de l'histoire de la critique !
C'est en PDF, c'est gratuit, c'est ici 

lundi 26 octobre 2009

Tarantino peut aller se rhabiller


Sur le papier, l'entreprise est plus que douteuse : une compilation courant sur 8 cds sous l'intitulé "B-Movie Archives", censée dérouler quelques heures de bande originale imaginaire d'un monstrueux gloubi-boulga de série B.
Au total 118 titres rassemblés selon une logique difficile à cerner. De vraies musiques de films piochées dans de vraies séries B, mais aussi des titres pop, soul, groove... dont on ne sait pas vraiment comment ils se sont retrouvés là.
Mais à l'écoute, le coffret se révèle une enfilade de perles musicales, un quasi sans faute qui réussit à mélanger de vrais raretés, des incontournables et des surprises totales.
Sans être exhaustif, entrons dans le détail. Le 1er disque donne le ton en ouvrant sur The Last Race de Jack Nitzche que Quentin Tarantino utilisa pour démarrer son Boulevard de la mort. Puis enchaîne avec le très destroy 1970 des Stooges, suivi de l'instrumental des Routers, Sting Ray dont le thème est joué par un klaxon., suivi d'un morceau extrait d'un bollywood, oriental, groovy et sexy, puis un bijou de rare groove (6IX : I'm just like you) et ainsi de suite...
Le tout a beau être très hétéroclite, les compilations permettent d'aller de surprises en surprises en évitant deux écueils majeurs : la lassitude d'un style trop calibré d'une part, et les incontournables qu'on retrouve sur TOUTES les compils d'autre part. Ici, pas de Shaft, ni l'instrumental surf Misirlou qui, depuis Pulp Fiction a été replacé sur 250 compilations de B.O.
En revanche, quelques thèmes rares d'Ennio Morricone écrits pour le giallo, et un CD 5 entièrement consacré aux musiques des films d'Argento qui fait la part belle aux synthés de Simonetti, avec ou sans son groupe, Goblin. Un album privilégie le rock de l'Amérique profonde (CD 3 : Tony Joe White, Wille Nelson et... ZZ Top) mais glisse au milieu un extrait très cool de la BO de Bullitt en évitant soigneusement le thème principal, puis vous achève avec une reprise des Doors à la sitar, et une version de Summertime qui semble tout droit sortie d'un film noir des années 50. 
Beaucoup d'autres surprises, et ce jusqu'à la fin (des extraits de BO des Godzilla originaux, des crooners, de la musique brésilienne...) le coffret ne dérapant sérieusement qu'à deux ou trois reprises (le dernier titre est extrait de la BO imbuvable de Murderock, le nanar de Lucio Fulci qui tente de mélanger Fame et le giallo...). Tout ça est emballé dans un Digipack dépliable qui se contente du minimum syndical  : pas de livret qui eut été bien utile pour détailler un peu les choix musicaux, leur origine et leur histoire... L'espace est  ici rentabilisé au maximum. Mais la couverture, directement pompée à l'esprit Drive in/Tarantino/Rodriguez, se prolonge sur les CDs, décorés façon vinyle du plus bel effet.
Au final, ce mélimélo surprenant, pioché dans les catalogues Atlantic, Warner, East West et le formidable label de  réédition Rhino,  a vraiment de la gueule et se trouve actuellement disponible pour UNE VINGTAINE D'EUROS ! A ce prix là, ça ne vaut même pas la peine de le pirater...


mercredi 30 septembre 2009

Tout Tex

La presse en parle peu alors allons-y gaiement ! Réédition du premier livre de Patrick Brion (voir post du 29 mai 2009 ici-même) consacré à Tex Avery. Très, très beau livre de grand format, aux éditions du Chêne, il recense l'intégralité des courts métrages réalisés par l'écureuil fou du cartoon. Le livre n'est pas que beau. Il propose des esquisses rares, une série de calques reconstituant l'animation d'une seconde de film, et même un superbe encart se dépliant en trois volets pour illustrer le gag du "travelling de la maison blanche" !
Il offre des dizaines de dessins en couleurs et noir et blanc, et pointe quelques idées géniales en reproduisant le découpage (voir illustration ci-dessus), la composition, le mouvement, les audaces d'un créateur halluciné. Cette filmographie réussit à être rigoureuse et ludique à la fois, fourmille d'informations précieuses, et raconte un univers plus complexe et détonnant qu'il paraîtrait au premier regard.
Vingt-cinq ans après sa première édition, le livre n'a absolument pas pris une ride, à l'image du génie du dessin animé à qui Patrick Brion rend ici le plus bel hommage.

Tex Avery de Patrick Brion - éd du Chêne - 188 pages - 310x250 mm - 1242g - 35 €

dimanche 6 septembre 2009

T'as eu raison de la prendre violette !

...Comme la lune n'est pas le plus connu des films de Joël Séria.
Peut-être parce qu'il vient après la période Jeanne Goupil (la belle est troublante actrice tourne aujourd'hui essentiellement pour la télévision, et poursuit une carrière de peintre sous le nom de Jeanne Lichtlé)
En revanche, Marielle a toujours le premier rôle et, comme d'habitude chez Séria, il transcende son personnage de grand con ! Tourné en 1977, avec une étonnante Sophie Daumier (chaude, féline, à la fois très présente et un peu ailleurs aussi) ...Comme la lune prolonge la quête du plaisir qui irradie Charlie et ses deux nénettes (1973) et Les Galettes de Pont-Aven (1975). Rire qui s'étrangle, cul qui dérape, dialogues jubilatoires et féroces, et appétit d'ogre : du cinéma français avec du souffle et une belle descente.
Mention spéciale à Dominique Lavanant qui, après la pute bigoudenne des "Galettes", assure ici un rôle ingrat mais essentiel.

Dans l'extrait ci-dessous, découvrez un couple heureux et chaud comme la braise, dans un petit miracle de décorum seventies.

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Le film est disponible dans le "coffret Joël Séria" sorti chez Studio Canal. Indispensable.

lundi 24 août 2009

Rencontre au sommet

Les bonus dvd sont rarement consistants. La plupart des interviews et autres "making of" consiste à évoquer l'ambiance de franche camaraderie qui régnait sur le tournage en signalant à quel point celui-ci était exceptionnel, garni des plus grands professionnels de la profession qui ont exécuté un travail proprement fabuleux...

Loin de cette langue de bois, le bonus qui accompagne Le Juge Sanglant (Bloody Judge) est un petit bijou hilarant. On y voit en alternance Christopher Lee et Jess Franco évoquer le film.
Christopher Lee s'attarde sur l'aspect historique du personnage de Jeffreys, juge intégriste et sadique qu'il défend avec un aplomb impressionnant : en gros, si "l'inquisiteur"George Jeffreys était si méchant, c'est parce que le pauvre bougre avait des calculs rénaux...
Jess Franco lui, raconte les exigences contradictoires d'une coproduction européenne, le plaisir qu'il a tiré de ce casting de choix, et les coupes sombres qui accompagnèrent la sortie du film dans tous les pays.

Mais le plus amusant est la confrontation des deux visions du film : Lee qui se défend de tout goût pour la perversion et se dit choqué par les scènes de sadisme qui ont été réalisées en son absence et montées après. Il affirme d'ailleurs n'avoir jamais vu le film mais "on" lui a raconté à quel point celui-ci est ignoble !
Jess, en revanche, déclame toute l'admiration qu'il a pour Lee mais souligne aussi avec une certaine gourmandise les libertés qu'il prit avec l'histoire au profit de son goût pour un cinéma digne de Sade. Il signale également qu'en sept collaborations avec Christopher Lee, c'est la seule fois où ils se sont un peu pris le bec,
Entre l'acteur conservateur anglais, réservé et moraliste, et l'anarchiste espagnol, compulsif et sans tabous, ce sont deux écoles opposées dont la rencontre fit des étincelles.

Voici un petit extrait de ce grand moment de l'histoire parallèle du cinéma. On y apprend (en v.o.) pourquoi Christopher Lee n'a plus fait de film fantastique pendant deux décennies...





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Extrait du DVD inclus dans le coffret Jess Franco paru chez Opening

vendredi 31 juillet 2009

Premier Hellman

"Lorsque je suis invité dans un festival, ils se sentent toujours obligés de faire une intégrale. Mais qui a envie aujourd'hui de revoir La bête de la caverne hantée ? Pas moi en tous cas..."
Ces paroles de Monte Hellman dans le documentaire que lui a consacré Paul Joyce (disponible sur le coffret DVD paru chez Carlotta) résument assez bien la qualité de la première réalisation d'Hellman sous le patronage de Roger Corman.
Bavard, manquant d'action et tout à fait ridicule dans ses pics de terreur (le yéti fait plus peur dans Tintin au Tibet !), La bête de la caverne hantée comporte tout de même un ou deux éléments intéressants. Tout d'abord un joli portrait de femme qui marche avec un gang de malfaiteurs, alcoolique, soumise au chef de la bande, mais qui prend progressivement conscience qu'elle a envie d'autre chose. Tombant amoureuse du héros (guide de montagne bellâtre dont s'inspirera Thierry Lhermitte pour Les Bronzés font du ski !*) elle passe du cynisme à l'amertume, puis de l'amertume aux joies de la vie au grand air, avec le projet de laisser la ville pour l'air vif des montagnes...
Mais surtout, un aparté un peu incongru au début du film nous montre un personnage secondaire en séance de drague. Ses propos sur l'art (voir l'extrait ci-dessous) ressemblent fort à une profession de foi d'Hellman, à destination de tout aspirant artiste !
Finalement, le dvd (édité chez les indispensables foutraques de Bach Films) vaut quand-même le coup d'œil !

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*cf : interview "Corman, Hellman et moi" par Thierry Lhermitte dans le hors-série "Sport d'hivers et cinéma" de la revue Trafic

mardi 28 juillet 2009

Tom s'affiche

Edouard Waintrop, journaliste, explorateur du cinéma passé et présent, président du Festival International du Film de Fribourg (Suisse), parle de Peeping Tom sur son blog "Cinoque". Il y parle aussi de plein d'autres choses passionnantes comme, en ce moment, son périple au Festival de Bologne, chroniqué quasiment au jour le jour.


C'est l'occasion de saluer et remercier ici tous ceux qui relayent la bonne parole pour faire connaître le fanzine. Sans ordre de préférence, citons Objectif Cinéma, Revues de cinéma.net, L'Antre magographique...

Il reste quelques exemplaires du numéro 2, espérons que cette déferlante médiatique en fera un collector !

mardi 21 juillet 2009

Maison Matte


Le 5 juillet dernier, à Montpellier, un dimanche en fin de matinée, musique, danse, performance, graff', jus de fruits, tartes salées, tartes sucrées, et pour finir présentation de Peeping Tom avec quelques extraits projetés sur un mur de la Maison Matte.

En voir un peu plus : ici

samedi 27 juin 2009

Peeping Tom au brunch


Nouvelle présentation du numéro 2 avec un petit montage d'extraits de films puisés dans le sommaire.
Ça aura lieu au Brunch des artistes, dimanche 5 juillet, Maison Matte, 2 rue Baumes à Montpellier.
Tous les détails, prix, programme, contacts, en cliquant sur ce lien

vendredi 29 mai 2009

L'interview de minuit

Pour certains, il n'est qu'une voix.
Patrick Brion, animateur depuis trente-trois ans de l'inépuisable "Cinéma de minuit" sur France 3, est avant tout un de ces passeurs qu'on affectionne, un amoureux actif du cinéma qui ne cesse d'extirper des pépites pour les offrir avec une sobriété et une résistance qui forcent l'admiration. Auteurs de nombreux (et très beaux) ouvrages qui sont autant de lettres d'amour à des réalisateurs ou des genres cinématographiques, il a accordé une copieuse interview au site Dvd Classik.

On sent bien que l'homme a son caractère et des avis assez tranchés sur le cinéma, ce qui n'empêche pas un appétit de découvertes toujours intact. De son trajet personnel à son regard sur le support dvd, évoquant son amour pour Clint Eastwood et son regret de la disparition du système hollywwoodien de production à l'ancienne, c'est un propos forcément subjectif mais passionnant qui révèle l'homme derrière la voix.
Parce qu'il a amené "Le Prisonnier" à la télévision française, ou pour son ouvrage ambitieux et sans égal sur Tex Avery, parce que depuis trente-trois ans il réveille les films qui semblaient morts ou disparus, Patrick Brion est à coup sûr un de ces inlassables Voyeurs qu'on ne remreciera jamais assez.

dimanche 29 mars 2009

Le Cinéphile

" Le Moulin des supplices est le premier film occidental que j'ai vu seul au cinéma ; je devais avoir dix ans. Je l'ai vu ensuite à la télévision il y a plus de vingt ans et, comme je n'avais pas encore de magnétoscope, j'ai filmé en super 8 l'écran télé en enregistrant le son au magnétophone (...) J'ai fini par trouver la cassette du film du côté de Shinjuku. Sur la jaquette les vendeurs avaient mis un autocollant qui disait : "Recommandé par Kiyoshi Kurosawa." Gêné, j'ai rougi, ai baissé la tête pour que le personnel ne me reconnaisse pas, ai payé et suis sorti le plus vite possible du magasin ! "
in "Kiyoshi Kurosawa : Mon effroyable histoire du cinéma - Entretiens avec Makoto Shinozaki"
éditions Rouge Profond - 2008

dimanche 22 mars 2009

Peeping Tom en Itinérances


Monte Hellman, réalisateur de The Shooting, Macadam à deux voies, L'Ouragan de la vengeance... était à Alès pour la 27e édition du Festival Itinérances.
La photo est signée Martin Flament.

lundi 9 mars 2009

Le Chat en soldes


Le secret le mieux gardé du cinéma fantastique à 6,90 € ! Carnival of souls, influence notable de quelques tarés qu'on affectionne (de Romero à David Lynch en passant par quelques autres qui citent le film sans jamais l'avoir vu !) est un film un peu bizarre. Il commence par un stupide accident, une voiture qui chute d'un pont dans l'eau, et une rescapée qui sort de la rivière intacte, à la stupéfaction générale. Elle joue de l'orgue, elle a le regard perdu, et, traumatisée par l'expérience, elle part à la ville...
Ce voyage au pays des ombres est l'oeuvre singulière de Kerk Harvey, réalisateur de films éducatifs sur l'alcoolisme, la délinquance et... les dangers de la route. Mais c'est surtout un formidable exemple de ce que l'authentique série B pouvait produire de plus étonnant, un film fauché destiné aux drive-in qui s'avère une perle de poésie sombre. Ca rappelle les meilleurs moments des épisodes en noir et blanc de la Quatrième dimension, quand une petit ville américaine typique devenait le pays des merveilles d'Alice. Sauf qu'ici, Alice nage en plein cauchemar.
Le dvd de Carnival of souls, chez "Le Chat qui fume", fut l'acte de naissance de cet éditeur hors catégories (qui distribue aussi L'Arrière train sifflera trois fois, mais c'est une autre histoire.) Aujourd'hui, on peut se le procurer ici pour trois fois rien.

dimanche 22 février 2009

Besson l'escroc

Dans l'émission des Voyeurs, et dans beaucoup d'autres médias, on a évoqué le coup de grisou du nounours barbu sur les vilains sites qui mettent des films piratés à disposition.
Luc Besson, sauveur de la culture, combattant de la délinquance et chantre du cinéma français... on croit rêver.
Pour ce qui est de copier les productions Besson, celui qu'à commencé, c'est Besson lui-même. Relever les similitudes scénaristiques entre Nikita, Léon et Danny the Dog risque de vous prendre un bon moment. Mais c'est carrément lui l'inventeur du film-photocopie, avec ses Triporteur(s) et Taxi(s) et ce nouveau sous-genre, "le film de banlieue avec des gens qui sautent de partout" (Les Yamakazi, Les Yamakazo, et bientôt Les Yamakazélékouyes). On se demande comment Europa Corp en est venu à produire une oeuvre aussi originale que Trois enterrements. Tommy Lee Jones avait dû lui emballer le truc en disant "Heu... c'est un remake de Quatre mariages et un enterrement, mais moins cher"
Mais le pire c'est pas ça.
Le pire, c'est voir cet hypocrite donner des leçons de respect des lois après avoir fait un héros d'un débile qui conduit son taxi à 150 km/h en centre ville. Ce type qui se l'est jouée rebelle de l'industrie depuis des décennies, vient aujourd'hui donner des leçons de morale.
Plus généralement, ce sont les gros producteurs qui attaquent les pirates, et plus particulièrement ceux qui se sont beurré la tartine en vendant 20 euros un dvd dont la fabrication coûte a peu près le dixième du prix de vente (droits d'auteurs compris).
Mort aux intermédiaires et téléchargez en paix mes frères.

vendredi 20 février 2009

Bonnes feuilles


"Je me fais inviter au festival du Film fantastique d'Avoriaz. Gare de Lyon, je pars dans le train du Fantastique. Je suis avec Romer (Jean-Claude, pas Eric, note de Tom Peeping) et l'attachée de presse Agnès Goldman, la fille de Daniel Goldman, directeur général de Paramount.
Dans le compartiment surgit un grand type complètement soûl. Il veut peloter les seins d'Agnès. Je me lève et lui fout un pain. Il s'écroule, en sang. Alors surgit Marina Vlady qui défend férocement son poète. Elle m'attrape par le cou et m'écrase la pomme d'Adam. Signal d'alarme. Le train s'arrête en pleine campagne, le type est conduit à l'hôpital. Les gens me trouvent dangereux. J'ai la main en compote.
Nous arrivons à Avoriaz. John Boorman et Brian De Palma sont membres du jury du Prix du film fantastique. A la projection, derrière eux se trouvent Georges Lautner et Edouard Molinaro. Au lieu de visionner le film, Boorman et De Palma n'arrêtent pas de bavasser et ignorent mon travail alors qu'ils sont jurés. Fin du film : applaudissements et sifflets. Lautner attrape au col Boorman et le moleste : "Ca t'apprendra à te foutre d'un film." De Palma défend son copain. Pugilat. Romer finit par convaincre George Miller, également du jury, de ne pas tolérer que les votants n'aient pas regardé le film. Il met en garde les autres membres du jury. Jeanne Moreau proclame les résultats : j'obtiens le prix de la critique sous les sifflets. "

Jean-Pierre Mocky - Cette fois je flingue - pages 47,48 - éditions Florent Massot

jeudi 19 février 2009

En attendant le numéro 2



Voici donc, en complément du blog des voyeurs (thevoyeurs.wordpress.com) une nouvelle façon d'aller déterrer quelques oubliés du cinéma, d'évoquer dvd, livres, festivals, blogs voisins, sites...
C'est ici également que vous pourrez retrouver chaque semaine les émissions des Voyeurs, en playlist sur le lecteur à droite (pour l'instant dans une version un peu trop compréssée, en attendant mieux)