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samedi 27 décembre 2014

Le contraire de Walt Disney

Le fanzine Darkness continue à explorer en profondeur le cinéma qui dérange, qui fait mal, qui fait débat. Le sexe, la politique, la religion, l'obscénité : tout ce qui peut être attaqué, voire censuré, intéresse la revue qui ne se contente pas du regard critique mais en brasse aussi bien les aspects juridiques, médiatiques, sociologiques...
Le numéro 15 s'attaque au cinéma qui éclabousse : le gore et ses avatars les plus déviants comme le "torture porn" par exemple.
Il coute 11€ et on peut le commander chez Sin'art.


vendredi 3 janvier 2014

Lumière des ténèbres


Dans la galaxie des fanzines, Darkness, dirigé par Christophe Triollet, se situe résolument à part. Chaque numéro se construit à partir d'un ou deux dossiers très denses consacrés aux questions de censure, d'interdits, d'obscénité et autres déviances cinématographiques. 
Pour autant, le but n'est pas de choquer ou de racoler les amateurs de cinéma extrême mais bien de réfléchir en profondeur aux limites aussi bien légales que morales qui peuvent concerner le cinéma. Juristes, universitaires, journalistes professionnels et autres spécialistes de tous poils font de Darkness une somme qui pourrait en rebuter certains mais, heureusement, il y a Christophe Bier...
Le numéro 14 est disponible chez Sin'Art, le communiqué de presse annonce clairement la couleur : 

"Qu'est-ce que le cinéma obscène ?
Dans les années 30, le code de production américain interdisait les baisers « excessifs ou
lascifs » qualifiés d'obscènes par une élite bien-pensante. Mais l'obscénité se rapporte-t-elle
exclusivement à la sexualité et à sa représentation ? Quelles différences existe-t-il entre
l'obscénité et la pornographie, l'indécence et l'érotisme ? L'obscénité ajoute-t-elle
nécessairement l'atteinte à la dignité humaine à celle infligée à la pudeur par le législateur ou
bien constitue-t-elle simplement l'alibi moral de ce qui ne doit pas être rendu accessible au
plus grand nombre ?
Si tout écart par rapport au modèle de sexualité normée demeure une perversion aux yeux de
notre société, la liste des interdits est souvent bien différente ailleurs dans le monde. Ainsi au
Japon, le bondage, le sadisme et certaines pratiques extrêmes y sont admis alors que dans le
même temps l'image de la pilosité est soigneusement évitée.
Le 14ème numéro de Darkness Fanzine vous propose d'explorer certains des sujets les plus
controversés sur grand écran mais aussi de voyager à travers l'histoire de la réglementation
du cinéma et de la télévision aux États-Unis.
Sur plus de 150 pages, Agnès Giard (Libération.fr), Chloé Delaporte (Université Sorbonne
Nouvelle), Albert Montagne (Histoire juridique des interdits cinématographiques en France),
Benjamin Campion (Libération.fr), Alain Brassart (Université de Lille III), Christophe Bier
(Dictionnaire des longs métrages français pornographiques et érotiques en 16 et 35 mm),
Isabelle Labrouillère (École supérieure d'audiovisuel de l'Université de Toulouse II), Alan
Deprez (Lui.fr) et sept autres auteurs ont apporté leur contribution à ce numéro exceptionnel.
"

dimanche 27 mai 2012

80's again


La réponse du berger à la bergère : après le pavé de luxe Rockyrama qui célébrait les années 80 synthétiques et testostéronées, le fanzine Cinétrange annonce enfin son retour version papier (souvenez-vous de l'indispensable numéro 100 ans de cinéma fantastique français), avec l'alléchant numéro intitulé Nos années 80.
Le communiqué de Sin'art, éditeur de la chose, annonce :

L’ouvrage se compose de dossiers de fond et de chroniques « coups de coeur ». La carrière de grands noms de l’époque est passée en revue : Steven Spielberg, Joe Dante, John Landis, William Lustig, Lucio Fulci. On y trouve aussi des dossiers thématiques : macho women of the eighties, le cinéma bis italien, musiques synthétiques des années 80. Découvrez la chronique des coups de cœur de la rédaction L’Enfer des armes, La Glace et le Feu, Le Choc des Titans. Abondamment illustré, ce premier volume sera suivi d’un deuxième qui sortira en novembre 2012

C'est évidemment disponible sur le site de Sin'art, on vous en dit plus dès qu'on la commandé, reçu, et lu....

samedi 28 janvier 2012

Du vieux glamour tout neuf


Voilà quelques temps qu'on ne vous a pas parlé ici des amis de Sin'Art, fournisseur de cinéma profane et sulfureux, dealer émérite en fanzine et, accessoirement, premier éditeur de Peeping Tom version papier.
Au sein de l'abondante vitrine de leur grande échoppe, deux arrivages nous sautent aux yeux.

Fade to black (Fondu au noir) qui faisait la couverture du numéro 5 de Peeping Tom existe à nouveau en DVD. Sin'art propose le film avec deux jaquettes différentes. Malheureusement, l'édition disponible nous vient d'Allemagne. Elle contient bien la version originale américaine mais sans sous-titres français. Les non anglophones qui veulent découvrir ce petit bijou des années 80 devront se rabattre sur l'édition VHS qu'on trouve encore a un prix honorable, ou attendre que Les éditions du Voyeur se lancent dans l'édition DVD...

Autre nouveauté alléchante, après la fausse Marilyn, le vrai James Dean dans un coffret sorti chez Bach films, regroupant cinq films du plus bel acteur de l'histoire du cinéma. Cinq raretés, tournées avant La Fureur de vivre, A l'est d'Eden et Géant (ses trois grands films, considérés souvent, à tort, comme ses trois seuls films !),Le coffret contient également le documentaire The James Dean Story, réalisé en 1957 par un Robert Altman débutant. Tout ça pour 25€  








Petit bonus : la fameuse séquence que Jimmy a enregistrée pour la prévention routière quelques temps avant de se tuer au volant de sa Porsche. Certains y voient le couronnement de sa carrière...
Ce document est disponible dans le coffret regroupant des extraits de l' émission Cinema Cinemas (Ina). Il fait partie à l'origine de l'extraordinaire Hollywood Graffiti, compilation d'archives étonnantes des coulisses de l'usine à rêves qu'il serait bon de rééditer en DVD,